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si qqn s'ennuie ce soir

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AuteurMessage
Damien




Age : 21
Inscrit le : 18 Juin 2006
Messages : 236
Localisation : Gif-sur-Yvette

MessageSujet: si qqn s'ennuie ce soir   Sam 28 Juin - 11:40

amedi 28 juin 2008 EN DIRECT de 20h à minuit.
Entre archives et nouveautés, NTM, le groupe phare de la scène hip-hop
française revient sur la radio qui les a révélés au grand public, RADIO NOVA.

Vieilles bandes de la radio, freestyles en direct, présentations de leurs petits
protégés...
À quelques mois de leur grand retour sur scène, JoeyStarr et Kool Shen nous
font l’honneur d’une soirée unique dans nos studios.

Les « NTM BACK ON NOVA » prennent le contrôle de l'antenne de RADIO NOVA
samedi 28 juin 2008, de 20 heures à minuit.


Au menu de cette soirée exceptionnelle, 4 heures d'émissions live :

• 20H - 21H : ARCHIVES NOVA DE NTM

Sons d'archives de NTM sur NOVA (l'époque Deenastyle) : freestyles, délires et
coups de gueule...


• 21H - 22H : PLAYLIST DES 20 DERNIERES ANNEES DE NTM

Les NTM présentent leur playlist des 20 dernières années.


• 22H - MINUIT : CARTE BLANCHE A NTM

JoeyStarr et Kool Shen ont carte blanche : deux heures de freestyle en direct avec
leurs invités, DJ’s comme MC’s... et plus ?


Toutes les fréquences NOVA sur www.novaplanet.com
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Damien




Age : 21
Inscrit le : 18 Juin 2006
Messages : 236
Localisation : Gif-sur-Yvette

MessageSujet: Re: si qqn s'ennuie ce soir   Lun 30 Juin - 14:38

http://wikipediaviz.lri.fr/
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Jaime




Age : 21
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Messages : 417
Localisation : Barcelona

MessageSujet: Re: si qqn s'ennuie ce soir   Lun 30 Juin - 18:06

ca avance?
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rip




Age : 20
Inscrit le : 17 Nov 2006
Messages : 204
Localisation : Timor Oriental

MessageSujet: Re: si qqn s'ennuie ce soir   Ven 4 Juil - 16:18

Petit résumé, avec beaucoup de références d'autres articles, de ce qui se passe en matière de polémiques climatiques en France


Puisque les arguments de Vincent Courtillot sont
trop médiocres, censurons la réponse d'un
spécialiste, Bernard Legras, du Laboratoire de
météorologie dynamique (ENS, Ecole Polytechnique,
Université Pierre et Marie Curie, Cnrs).

C'est la dernière mauvaise idée du bureau de
l'Académie des Sciences dans la polémique qui
oppose Vincent Courtillot, le directeur de
l'Institut de Physique du Globe, soutenu par
Claude Allègre, à la quasi totalité des
scientifiques qui travaillent sur le climat.

Déjà, lors de "l'Affaire Courtillot", qui a
éclaté en décembre 2007
par
un article de
Libération,
le bureau de l'Académie des Sciences s'était fait
remarquer par un accueil curieusement
bienveillant du géophysicien. A l'époque, ce
dernier était mis en grave difficulté en raison
de la démonstration apportée par Edouard Bard,
titulaire de la chaire "évolution du climat et de
l'océan" au Collège de France, des erreurs
multiples commises et réitérées dans les deux
seuls articles scientifiques qu'il ait jamais écrit sur le climat.
Difficulté grave, car la plupart des journalistes
(Libération, Le Monde, Le Figaro) qui en avait
rendu compte n'avaient pu manquer de relever
qu'un tel niveau d'erreur n'était pas compatible
avec la carrure scientifique du géophysicien, ni
d'ailleurs avec la revue (Earth and Planetary Science Letters) de parution.

Toute cette histoire est racontée en détail
dans
le post du 26 février de ce blog. L'internaute
peut y trouver tous les documents (articles
scientifiques, articles parus dans la revue de
l'Académie des sciences et dans la presse, graphiques, etc).

Ce qui la fait rebondir aujourd'hui, c'est que
Bernard Legras, un spécialiste réputé, n'a pas
accepté de voir l'Académie des Sciences se prêter
à ce rôle bizarre de défenseur d'un dossier aussi
mauvais. Ainsi, après la cinglante démonstration
d'Edouard Bard et les articles parus dans la
presse, Vincent Courtillot avait-il obtenu de se
défendre dans une scéance à huis clos le 15
janvier 2008... mais sans que l'Académie daigne
inviter Edouard Bard. En outre, la revue de
l'Académie, dirigée par Paul Caro, avait ouvert
grande sa Lettre N°21 aux propos de Vincent Courtillot.

Exaspéré, Bernard Legras avait fait le siège de
l'Académie pour ne pas laisser sans réponse ce
texte qu'il considère indigent. Après plusieurs
échanges, l'Académie acceptait de
publier
une réponse très courte , de 2000 signes,
selon
ce courriel du 4 mars dernier . Puis, coup de
théâtre, Bernard Legras reçoit le 20 juin une
missive très sèche signée Paul Caro qui lui
annonce que son texte ne sera pas publié. La
seule explication donnée à cette censure, c'est qu'il faut "calmer le jeu".

Or, souligne Bernard Legras dans sa lettre à Paul Caro

"L'argument sur la nature polémique
des échanges est bien mince face aux enjeux. La nature anthropique du
réchauffement climatique annoncé par les travaux du GIEC est une question
qui amène à faire des choix de société et se trouve à la base de décisions
politiques et économiques dans la plupart des pays de la planète.
Or voici que quelques scientifiques français, parmi eux plusieurs
académiciens, font état de doutes personnels ou de travaux susceptibles de
remettre en cause le consensus des spécialistes du climat. Si de tels
doutes sont fondés, n'est-il pas de la première urgence de l'établir et de
le faire savoir, et s'ils ne le sont pas, n'est-il pas urgent aussi de
faire cesser la confusion dans laquelle le public et les décideurs ont
bien du mal à se retrouver par eux-mêmes?"

Cette nouvelle décision de l'Académie ne va pas
améliorer son image de marque, déjà bien ternie
dans cette affaire. Au plan scientifique,
l'indigence des tentatives de Vincent Courtillot
pour mettre pied dans le domaine du climat s'est
retournée contre lui. Ainsi, lors de la dernière
réunion de l'American Geophysical Union, à San
Francisco, il s'est
retrouvé
seul
à ne pas voter le texte de la direction de
l'AGU qui soutenait le rapport du GIEC.

Claude Allègre n'a pas chômé depuis cet épisode
navrant. A son actif,
quelques
mensonges de plus sur le climat dans Le Point.
Mais aussi une attaque violente dans son dernier
livre "La science et la vie" (Fayard) où il me
traite de "détestable" (ce qui peut se comprendre
pour lui) mais aussi de "militant écologiste"...
ce qui est plutôt comique. Stéphane Foucart,
journaliste au Monde, est lui affublé du
qualificatif de "méprisable" et lui aussi enrôlé
de force dans les ONG écologistes ou au parti des
Verts. Curieusement, notre collègue du Figaro,
Caroline de Malet, n'a droit à rien... alors
qu'elle a écrit strictement la même chose lors de
l'affaire Courtillot... bonne vieille mysogynie
de l'ancien ministre socialiste ou prise de
conscience de l'impossibilité de prétendre à un
complot journalistique contre son ami qui
réunirait trois quotidiens d'orientation aussi
différente ? Il vient également de rééditer en
poche son livre "Ma vérité sur la planète" dont
une partie des nombreuses anneries
ont été relevées par
Jean Marc Jancovici (sur le site chercher
bibliographie et le titre du livre). Le pire est
peut-être ses déclarations lors d'une émission
sur France 5 animée par François-Olivier Giesbert
où, opposé à Jean Jouzel, le directeur de
l'Institut Pierre Simon Laplace et auteur de
découvertes majeures en paléoclimatologie, il a
qualifié "d'escroquerie" l'ensemble des travaux
réalisés en climatologie et de "Nostradamus" les scientifiques concernés.





Ci-dessous l'intégralité du courriel envoyé par Bernard Legras à Paul Caro

Cher Monsieur
>
> Je prends acte de votre décision de censurer mes commentaires
> sur l'intervention de M. Courtillot dans la Lettre de l'Académie.
>
> Je tiens cependant à vous faire part de ma double consternation.
>
> Je suis tout d'abord consterné sur la forme. A la suite de mes
commentaires envoyés le 28 octobre 2007 et de plusieurs échanges avec
le bureau de l'Académie, vous avez pris le 22 janvier
l'engagement de publier un commentaire
> de une demi-page assorti d'une réponse de M.
Courtillot dans le même espace.
> J'ai accepté cette proposition et je vous ai envoyé un texte le 20
février 2008. Vous en avez accusé réception le 4 mars
en annonçant sa publication dans
> le prochain numéro de la Lettre. Il me paraît bien clair que ce
processus, entamé il y a 8 mois, n'a pas eu lieu sans
l'accord du comité de rédaction et
> du bureau de l'Académie. C'est donc avec surprise que je constate que
l'on puisse se déjuger à un tel niveau de distinction.
>
> Je suis ensuite consterné sur le fond. L'argument sur la nature
polémique des échanges est bien mince face aux enjeux. La nature
anthropique du réchauffement climatique annoncé par les travaux du GIEC
est une question qui amène à faire des choix de société et se trouve à
la base de décisions politiques et économiques dans la plupart des pays
de la planète. Or voici que quelques scientifiques français,
parmi eux plusieurs académiciens,
> font état de doutes personnels ou de travaux susceptibles de remettre
en cause le consensus des spécialistes du climat. Si de tels doutes
sont fondés, n'est-il pas de la première urgence de l'établir et de le
faire savoir, et s'ils ne le sont pas, n'est-il pas urgent aussi de
faire cesser la confusion dans laquelle le public et les décideurs ont
bien du mal à se retrouver par eux-mêmes?
>
> C'est bien le rôle de l'Académie d'intervenir
dans de tels cas, car elle n'a
> pas été crée pour une fonction purement
honorifique mais aussi pour conseiller
> la Nation, ainsi que le stipulent ses statuts. Elle seule
> dispose de l'autorité scientifique nécessaire et si elle ne trouve pas
toutes les compétences scientifiques en son sein, ce qui n'est pas tout
à fait impossible actuellement en matière de sciences du climat, elle
peut coopérer avec des Académies
étrangères comme le stipulent également
> ses statuts. Nombreuses sont ces Académies à s'être senties capables de
se prononcer clairement sur la question du changement climatique.
> La diffusion récente (et assez discrète) du texte des académies du G8+5
est bien évidemment une avancée significative mais n'est pas de nature
à répondre au problème évoqué ici.
>
> Si les échanges ont pu prendre un ton polémique,ce n'est pas de la
responsabilité
> des spécialistes du climat. Lisez ce que M. Allègre écrit ou relisez ce
que vous avez vous même avez écrit dans la Lettre, ou bien encore
visionnez les présentations de M. Courtillot. Les attaques polémiques,
y compris ad hominen, sont d'abord le fait du petit cercle des
> climato-sceptiques.
> Il n'est pas non plus exact que ce cercle ait décidé de baisser la
garde aujourd'hui. M. Allègre persiste dans ses interventions
publiques, dont la grossièreté n'a d'égal que l'inanité et, pas plus
tard qu'il y a deux semaines,
> le laboratoire de géomagnétisme de l'IPGP
annonçait (puis annulait) pour le 19
> juin un séminaire de Fred Singer, fort connu
aux Etats-Unis et ailleurs comme
> parfaite incarnation du révisionnisme
scientifique, avec pour titre "Nature -
> Not Human Activity - Rules the Climate".
>
> Ce n'est pas la première fois que les discussions prennent un ton vif
entre scientifiques, y compris au sein d'une
Académie des sciences, et cela importe
> peu. Ce qui est important en l'espèce est de
savoir où se situe, dans l'état de
> l'art, le débat scientifique en matière de changement climatique et de
distinguer ce qui est bien établi des points d'ombre qui demandent de
concentrer
> les efforts de recherche.
> Qu'une question ayant pris une telle
importance sociale attire les critiques et
> les contributions de tout bord n'est a priori que bénéfique, encore
faut-il distinguer ceux dont la démarche scientifique est sérieuse de
ceux qui cherchent
> avant tout une publicité facile et à détourner vers eux l'attribution
des ressources, en ne reculant pas devant l'usage de moyens
contestables. Il existe de nombreux exemples dans le monde
> qui montrent que poser la question de l'éthique scientifique n'est pas
vain, surtout dans les domaines à forte exposition
médiatique. Feindre de croire que
> ce n'est pas le cas, en se laissant en outre instrumentaliser, est le
plus mauvais choix que puisse faire l'Académie. Elle faillit ainsi
gravement à sa mission. Cela n'aura pas d'autres effets que de
dilapider son crédit et de faire
> reculer le niveau moyen de la culture scientifique, déjà bien bas,
parmi le public et les décideurs.
>
> Je vous prie, Monsieur, de recevoir mes salutations distinguées.
>
> Bernard Legras


Publié le 3 juillet 2008 dans
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